Les plumes sont légères, isolantes et produites en grande quantité, mais leur structure irrégulière rend leur réemploi industriel difficile. Développé pendant mon Mastère à l’ENSCI–Les Ateliers, Matières Volatiles posait une question concrète : pouvait-on transformer des plumes usagées en un matériau dont le designer maîtrise les propriétés, la mise en forme et les applications ?

Recherche matière · Expérimentation · Conception de moules · Prototypage
Projet de recherche individuel
2017
J’ai commencé par des essais pratiques : tri, découpe, compression et assemblage des plumes pour comprendre comment leur nature et leur traitement modifiaient le résultat.
Un liant à base d’amidon a permis d’obtenir un composite conservant une forme tout en laissant visibles les plumes. Cette formulation servait de base pour explorer densité, rigidité et aspect de surface.
Le type de plume, les proportions, la pression et le moulage ont produit des résultats allant du léger et souple au compact et rigide. Le projet est ainsi devenu une famille de matières possibles plutôt qu’une recette unique.
Des plaques et formes moulées ont exploré des pistes pour l’emballage et le mobilier, tout en rendant visibles les développements encore nécessaires : répétabilité, durabilité et filière industrielle viable.
La recherche a produit un composite moulable à base de plumes et d’amidon, une bibliothèque d’échantillons et des démonstrateurs fonctionnels.
Il s’agit d’une recherche exploratoire, pas d’un substitut au plastique prêt pour le marché. Sa valeur tient à la transformation d’un déchet négligé en objet d’étude concret et à l’usage du prototype pour examiner autant les possibilités que les limites.